Le successeur de Bravoure-Littéraire

Le successeur de Bravoure-Littéraire
Littéraire jusqu'au plus profond du c½ur, en ce premier jour de l'été, journée la plus longue de l'année, j'ouvre ce nouveau blog qui succède à bravoure-littéraire sans toutefois constituer une rupture avec son prédécesseur. Littéheart - ou litteheart dans le langage de la toile qui ne supporte pas les accents - sera à l'image de mon ancien blog, littéraire, car vous ne trouverez jamais de phrase du type Wesh baby j'te kiffe grave mais plutôt Gente damoiselle, me permettez de vous aimer avec toute la retenue que l'amour implique ?, engagé, car je pense que les mots ont parfois davantage d'impact que les actes, drôle - je l'espère - et sentimental, comme le titre le laisse supposer.

A propos du titre de ce blog, je tiens à dire qu'il fut très difficile à trouver, comme tous les titres de blog mais finalement je crois que c'est le titre qui convient le mieux aux messages que je veux faire passer ici. Pour l'éplucher un peu, je dirais qu'il renferme quatre "idées". La première est évidemment la littérature, la seconde, le c½ur, traduction française de heart, qui se rapporte ici à tout l'aspect sentimental de ce blog, puis vient un hommage à un personnage de jeu vidéo nommé Squall Leonheart dont je reparlerais bientôt et enfin pour l'aspect historique et littéraire, j'ai voulu faire une allusion à un duc de Normandie du XIIe siècle qui fut par ailleurs un écrivain célèbre de son temps et roi d'Angleterre durant la troisième croisade, je veux bien sur parler du fameux Richard the Lionheart, plus connu sous le nom de Coeur de Lion - rien à voir avec le fromage -.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue sur Littéheart et j'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire mes articles que moi à les écrire...
# Posté le samedi 21 juin 2008 02:19
Modifié le samedi 21 juin 2008 09:36

Présentation

Présentation
Qui suis-je ? Un simple adolescent qui se prend pour un défenseur de la littérature ? Un littéraire nostalgique des années lycée ? Le genre de type qui a l'ambition de devenir écrivain alors qu'il n'est pour l'instant qu'un modeste prosateur ? Je dois avouer que ces trois interrogations ont chacune leur part de vérité et pour me présenter je vais me contenter du Jérémy adolescent de 18 ans.

Je m'appelle donc Jérémy, je suis un jeune homme de 18 ans, étudiant à la Faculté d'Histoire de Mont-Saint-Aignan - enfin là j'ai quatre mois de vacances mais bon, les deux autres tiers de l'année je suis étudiant - qui aime sa région, la Normandie, le cinéma, le théâtre, la littérature et le sport pour restreindre mes goûts au minimum. Par contre, pour continuer dans le jeu du J'aime / J'aime pas, je n'aime pas les gens qui jouent avec les sentiments des autres, et en particulier l'amour, les hypocrites, les racistes et autres fléaux comme la xénophobie et tout ce qui a pour suffixe -phobie - bon, bien sûr je n'ai rien contre les claustrophobes vous m'avez compris j'espère - , et j'éprouve une certaine pitié mêlée d'un agacement profond pour les gens qui prennent un malin plaisir à foutre leur vie en l'air.
Pour mes caractéristiques physiques, je vous renvoies à la photo qui accompagne cet article. Comme vous le voyez, j'ai deux magnifiques oreilles, un petit nez retroussé, une bouche en forme d'a... bref... et je ne suis vêtu que d'un magnifique n½ud papillon blanc à carreaux violets qui met en valeur ma très belle bedaine qui montre que je suis un fin gourmet. Allez lectrice, dis-le que tu me trouves sexy !

Voilà, je pense que vous en savez assez sur moi désormais et je crois qu'il est temps de rentrer dans le vif du sujet si je puis dire, avec un premier article qui traite de certains préjugés dont il est difficile de se défaire...
# Posté le samedi 21 juin 2008 11:19

Orgueil et préjugés

Orgueil et préjugés
Alors là, je tombe en plein dans l'actualité ! Le gouvernement veut réformer le système des filières au lycée, les premières et terminales passent le baccalauréat actuellement et moi je me ramène avec un article sur les préjugés des filières au lycée. La vie est parfois bien faite n'est-ce-pas ?

Si j'écris cet article c'est parce que j'en ai assez que les littéraires soient pris pour des fainéants, de doux rêveurs, des animaux en voie de disparition. Alors, je te préviens lecteur, dans cet article je serai odieux, méprisant, de mauvaise foi, je prendrais certainement parti pour mes glorieux camarades - ça fait très stalinien ce que je dis - mais mes propos sont à prendre au second degré...

Commençons par les S : J'ai toujours eu une vision très... portugaise des scientifiques au lycée. Je ne sais pas si c'était spécifique aux S forgions mais je trouvais que pour être élève en filière scientifique il fallait être barbu. C'est effrayant ! C'est comme si ces êtres qui raisonnent à coups de x, de dénominateurs communs, d'équations du second degré et autres racines cubiques soupoudrées de nombre d'or et irrationnels passaient leur temps à calculer, à résoudre, à factoriser au point de se laisser dépérir devant leurs exercices. Il faut être dingue pour aimer ce faire mal à ce point, et complètement fou pour en faire son métier. D'ailleurs, j'ai une pensée émue pour mes professeurs de mathématiques de la sixième à la terminale, les pauvres... m'avoir comme élève, corriger mes copies où pour résoudre une équation du type 2x + 3,7y, je prenais 3 pages pour finalement me tromper. Tu m'étonnes que ma prof de seconde n'ai pas émis d'objection pour m'envoyer en L !
Ce qui m'inquiète vraiment à propos des scientifiques, c'est que de plus en plus de pauvres élèves de seconde décident de rejoindre cette secte, - allez-y, huez-moi - au nom des débouchés qu'elle apporte. Pauvre enfants, ils ne connaîtraient pas cet embrigadement mathématique si ils choisissaient de rejoindre la glorieuse école de notre guide Héraclite qu'est la section littéraire. Gloire à Héraclite !

Les ES, abréviation d'Economique et Social sont mes victimes préférées. Franchement, leur section repose sur un antagonisme incroyable. Comment pouvons-nous associer l'Economie et le Social aujourd'hui ? Et dire que les ES sont l'avenir du monde ! Considérés comme la section la plus utile au développement et à la croissance de notre nation, les instances dirigeantes font tout pour favoriser les élèves qui viennent de cette filière. D'ailleurs, à ce propos, j'ai une petite anecdote : Ma prof de sociologie, qui est engagée dans une action fort honorable de solidarité internationale pour le Madagascar voulait emmener aux pays des Malgaches une poignée d'étudiants de la Fac de Lettres. Figurez-vous que certaines personnes qui financent le projet lui ont conseillé de plutôt emmener des étudiants en commerce, pour la simple raison que les étudiants de Lettres seraient nuls, et incapables de comprendre les enjeux d'un tel voyage, contrairement aux étudiants de la fac de commerce qui pourraient mettre en pratique toutes leurs notions économiques qui à mon avis vont beaucoup leur servir dans un pays où la majorité de la population crève la faim dans des bidonvilles qui sont en fait des décharges à ordures... Bien sûr, ce n'est pas la faute des ES, eux ni peuvent rien, ils ne choisissent pas d'apprendre le PIB du Paraguay en 2002 - 1159 dollars par habitant... à l'aide... -, l'histoire de l'économie afghane, ou la géographie des richesses de la Papouasie Nouvelle-Guinée mais bon, ils le doivent parce que sinon, ils seront de mauvais traders qui spéculeront sur le dos de pauvres multinationales qui ont trop d'argent...

Par contre, être un L, ça c'est la classe, le must, le firmament ! Avant, ou plutôt jadis, les L étaient respectés, aimés, adulés. Les gens se poussaient dans les couloirs pour laisser passer leurs glorieux maîtres, ah... c'était le bon temps - bon, d'accord, j'exagère, mais c'est plutôt cool d'imaginer ce passé glorieux -. Seuls les S nous contestaient la suprématie des lycées, d'ailleurs, il existe encore des traces de cette rivalité dans les lycées des grandes villes comme Rouen. Il paraît que des débats entre les scientifiques du Lycée Corneille et les littéraires du lycée Jeanne d'Arc sont organisés, ce qui est à chaque fois l'occasion de voir les différences de points de vue des deux sections. Ah ! Je suis nostalgique du temps où les littéraires et les scientifiques se battaient à coups de chaises et se lançaient des insultes du genre Sale romantique auxquels les littéraires répondaient par un cinglant Va factoriser ailleurs ! Aujourd'hui la rivalité s'est estompée, les S ont pris le dessus et sont sur le point d'anéantir les dernières traces de l'hégémonie littéraire en décrédibilisant la filière. Je ne compte plus les préjugés dont sont victimes les L. Fainéants, incapables, déconnectés de la réalité, ça fait un peu beaucoup pour la même filière. En plus - et là je vais faire grincer des dents - ces préjugés n'existent plus lorsqu'un élève d'une autre section s'intéresse à une fille de la section littéraire. C'est étrange n'est-ce-pas ? Non mais sérieusement, je comprends ces types, les plus jolies filles sont en L, c'est bien connu, et d'ailleurs je pense qu'un article entièrement consacré à elles ne serait pas superflu...
Par contre pour les garçons littéraires, ce n'est pas la même chose. Pourquoi ? On est moches ? Sérieusement, citez-moi cinq garçons littéraires qui sont casés, et plus dur, qui sont casés avec une fille d'une autre section !
Je comprends pas pourquoi les filles n'aiment pas les littéraires, elles ne doivent pas aimer que leur amant - au sens du XVIe siècle, bien sûr, attention, je n'encourage pas l'adultère ! - leur souffle un poème de Baudelaire à l'oreille, ou quelques vers de Ronsard extraits du Sonnet pour Hélène. Tant pis pour elles, elles ne savent pas ce qu'elles perdent... Mais... oui... je viens de penser à un truc. Si les filles nous évitent c'est sans doute à cause du stéréotype selon lequel les garçons littéraires seraient homosexuels. Eh bien, mesdemoiselles, je le dis aujourd'hui, n'écoutez pas ces ragots, il n'y a pas plus d'homos en L que dans les autres sections et si nous ne vous approchons pas, c'est parce que nous sommes timides et qu'il nous faut des mois pour oser nous dévoiler. Réfléchissez ! Avez-vous déjà vu un L sûr de lui en amour ? Ecoutez votre c½ur mesdemoiselles, et choisissez l'amour, le partage, l'assurance d'être aimée pour ce que vous êtes et non pas pour l'image que vous dégagez. Votez L !
- Bon, il est temps de parler d'argent. Pour tout garçon L qui se casera grâce à mon article je réclame une petite commission de 10¤... Ben, quoi ! Il faut bien que je nourrisse mes enfants ! Bon, d'accord j'ai pas d'enfants, mais bon, j'ai une s½ur qui a faim ! -

Dans mon article, j'oublie les sections technologiques, mais ce n'est pas par mépris, simplement parce que je ne les connais pas, et je tiens à leur transmettre toute mon amitié. D'ailleurs, je salue également mes amis de ES et S - oui, j'en ai, enfin après cet article je ne sais pas mais avant je crois que j'en avais - et pour conclure j'ai envie de dire que c'est une bonne chose que la rivalité S/L s'est atténuée avec le temps. Au fond, que nous soyons S, ES, L, STG, STI... nous sommes tous des jeunes qui ont tous le même objectif, qu'il soit général ou technologique : le bac, et tant que chaque enfant, qu'il soit fils d'ouvrier ou de cadre pourra passer et réussir le Bac grâce à ses capacités et non pas grâce à l'argent de ses parents, alors le lycée ne sera pas en danger et il sera inutile de le réformer en prétextant une baisse du niveau qui s'apparente davantage à une volonté de sélection. Bon courage à tous les candidats au Baccalauréat !
# Posté le samedi 21 juin 2008 13:38
Modifié le samedi 21 juin 2008 19:13

Robin des Bois

Robin des Bois
Eh bien, ça c'est ce que j'appelle dépoussiérer un mythe !

Renard coiffé d'une petite coiffe verte ou bandit porteur de collants, il faut avouer que le locataire de la forêt de Sherwood ne fut pas gâté par les représentations dont il a fait l'objet au cours de sa carrière cinématographique. Pourtant, l'affront est désormais lavé, et ce grâce à une série britannique créée en 2006 par la BBC dans laquelle Robin des Bois redevient un hors-la-loi respectable, un gentleman qui ne porte pas de moustache délicatement taillée alors qu'il vit dans la forêt, un prince des voleurs, le champion du monde du tir à l'arc toutes catégories, un héros auquel chacun peut s'identifier. - Oui, parce que bon... pardonnez-moi mais j'ai un peu de mal à m'identifier à un type en collants... -

L'histoire de cette série commence en 1192. Après 5 ans loin des siens, à se battre en Terre Sainte aux côtés de son roi, Robin de Locksley revient à... Locksley en compagnie de son fidèle Much. Touchés par les horreurs qu'ils ont vues et vécues lors des croisades, les deux hommes espéraient trouver le bonheur et la gloire en Angleterre, seulement ils vont retrouver la désolation qu'ils avaient laissée au Moyen-Orient...
En effet, Locksley a beaucoup changé. Le peuple qui autrefois vivait bien grâce à la bonté de Robin n'est plus que l'ombre de lui-même, écrasé par la misère et les taxes dont l'accable le nouveau Shérif de Nottingham. Certains ont perdu une main, d'autres attendent de monter au gibet et Robin n'est plus souverain sur ses terres, remplacé par Guy de Gisbourne, véritable suppôt du shérif.
Bref, c'est pas la joie à Nottingham et Robin, qui de surcroît ne semble pas bénéficier de l'appui de Marianne, comprend très vite que pour s'opposer à cet ordre injuste, il va devoir se mettre en marge de la loi, quitte à renoncer à ses terres et à trouver refuge dans la forêt de Sherwood. Accompagné par Much, mais également par d'autres compagnons d'infortune comme Petit Jean, Will Scarlett, Roy et Djaq, la bande adopte un nouveau crédo : Voler aux riches pour donner aux pauvres. La légende de Robin des Bois est née.

Malgré quelques anachronismes historiques, notamment au niveau des vêtements, - ce qui donne néanmoins une très belle atmosphère romantique à la série - Robin des Bois est dans la lignée des grandes productions britanniques du moment. Alliant humour, avec notamment le personnage du shérif, sorte de Docteur House sadique, émotion, par de sublimes scènes tragiques et romantiques, et action, grâce à des scènes de combats dignes des plus grands films de cape et d'épée, Robin des Bois permet de s'évader et de redécouvrir un mythe que les arcanes du pouvoir aimeraient bien nous faire oublier aujourd'hui... Les rebondissements s'enchaînent, on rit beaucoup, on pleure parfois, cette série est passionnante, et pourtant... aujourd'hui je désespère. Pourquoi ? Parce que la saison 2 ne sortira en DVD qu'en fin d'année !
# Posté le jeudi 26 juin 2008 13:56
Modifié le jeudi 26 juin 2008 16:02

Bilan de l'année écoulée

Bilan de l'année écoulée
Les vacances peuvent enfin commencer ! Après 22 jours d'attente, d'apathie révoltante, je me réveille enfin, soulagé, apaisé, délesté d'une angoisse, d'une peur de l'échec, d'un sentiment qui me laissait penser que cette fois ce serait trop juste, que malgré un combat acharné au c½ur de la mêlée, j'allais tomber, victime de moi-même et de mon inclinaison à reporter au lendemain ce qui peut être fait le jour même.

Je suis admis en seconde année d'Histoire ! Ces quelques mots sonnent pour moi comme une victoire, arrachée avec les tripes, indissociable d'un désir de me relancer, de montrer que le Jérémy des années littéraires ne s'est pas envolé dès que la première bise fut venue.
Mais au final, que retenir de cette première année à la fac ?
Tout d'abord, ce fut une année de transition, même si j'ai parfois confondu transition et sabbatique. J'ai découvert un nouveau rythme de travail, qui peut sembler allégé et facile mais qui s'est révélé être un véritable piège dans lequel je suis tombé à... allez... 75%. J'ai longtemps fleureté avec l'échec au cours de ce second semestre durant lequel j'accumulais les notes médiocres aux petits contrôles de connaissances notés sur 20, mais ce fut également l'occasion de travailler sur trois exposés qui m'auront permis une fois par mois de retrouver un rythme de travail soutenu, tout en m'instruisant sur des sujets qui m'intéressaient. - Le règne de Marc Aurèle, les prêtres-ouvriers et le problème méridional en Italie, ce dernier exposé m'ayant d'ailleurs permis de découvrir une bibliothèque assez... luxueuse dans un lieu qui... me donnait un peu l'impression d'être... Arsène Lupin au milieu d'une garden-party, si vous voyez ce que je veux dire. Bon je n'ai chapardé aucun bijou, étant donné que ma guide avait l'allure et la grâce d'un diamant... euh... qu'est-ce que je raconte ? Pardon, je ne sais pas ce qui m'a pris, un sursaut de lyrisme peut-être, ça m'est venu comme ça, désolé chère guide. Je me suis demandé si j'allais me censurer mais j'assume ce que j'écris et bon, c'est plutôt un compliment je pense. D'ailleurs, c'est assez incongru d'être désolé pour un compliment, je retire donc ce "désolé" qui était mal placé, et pour qu'il ne me reste pas entre les bras, je l'inclurais un peu plus tard dans cet article. Bref, ou j'en étais ? - Ainsi, on peut dire que l'année qui s'est écoulée fut à double tranchant, entre fainéantise exacerbée et instruction, en quelque sorte une adaptation à l'université, mais qui fut lente et semée d'embûches.

A transition, j'ai envie d'ajouter tournant. En effet, en à peine un an, j'ai connu de nombreuses déceptions - ainsi que quelques trahisons - qui au fond m'ont permis de me remettre en question et de sortir de ma tour d'ivoire. Je ne sais pas si j'ai mûri - ce n'est pas à moi de le dire - en tout cas mon regard sur le monde a changé, et je pense que j'ai acquis une véritable conscience politique et surtout sociale qui me manquait auparavant. Je suis... désolé pour ceux qui aimaient le Jérémy un peu foufou et naïf mais aujourd'hui j'ai changé, j'ai appris à dire "non", à me poser les vraies questions sur mon avenir et je pense que cette prise de conscience - qui est en partie dûe à l'année scolaire difficile que je viens de passer - ne pourra qu'être bénéfique en vue des grands changements qui s'annoncent...
# Posté le mardi 01 juillet 2008 19:25